[Communiqué] Étendre la taxe sur l’immatriculation partout sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal : Enfin des moyens pour offrir des alternatives à la congestion!

Communiqué de presse

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Étendre la taxe sur l’immatriculation partout sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal

Enfin des moyens pour offrir des alternatives à la congestion!

Montréal, le 7 novembre 2018 – TRANSIT, l’Alliance pour le financement des transports collectifs, se dit soulagée que la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) se penche enfin sur une taxe sur l’immatriculation régionalisée. Répondant aux demandes des municipalités de la CMM, l’harmonisation de cette taxe à la congestion, déjà à 80$ par véhicule sur l’Île de Montréal, est une mesure équitable et à même de donner plus de moyens à la région pour offrir des services de mobilité durable de meilleur qualité.

« Les gens des couronnes de Montréal sont pris en otage par la congestion, sans alternative acceptable de transports collectifs. En amenant des revenus récurrents de 100 millions pour développer les transports collectifs, cette taxe permet enfin de s’attaquer à la congestion », a affirmé Karel Mayrand, directeur pour le Québec et l’Atlantique de la Fondation David Suzuki.

 

Une mesure qui aurait dû être adoptée il y a deux ans

Le montant n’ayant pas été indexé depuis 1992, « une telle taxe à la congestion uniforme dans la région est la mesure à court terme la plus équitable pour donner de l’air aux citoyens qui n’en peuvent plus de la congestion » a affirmé Philippe Cousineau Morin, directeur de Trajectoire Québec. Il rappelle de plus qu’une taxe sur l’immatriculation uniforme pour le territoire de la CMM était prévue dès 2016, avec l’adoption de la Loi 76 sur la gouvernance du transport collectif dans la région métropolitaine de Montréal. Il aurait été logique d’étendre la taxe sur l’immatriculation partout sur le territoire de la CMM dès la mise en place de l’Agence régionale. « Faute d’application depuis 2016, la région s’est privée de 200 M$ (100 M$ par année). »

Alors que les Montréalais paient déjà plus que les citoyens des couronnes pour l’immatriculation, TRANSIT note qu’à 80 $ par an, et même en incluant les autres tarifs applicables aux automobilistes, ceux-ci sont bien loin de défrayer les coûts réels des infrastructures de transport et de la congestion. Une étude de 2017 de Trajectoire Québec et Fondation David Suzuki détaillait plutôt que les automobilistes défraient en moyenne 33 % des coûts réels des routes au Québec.

 

Donnons-nous les moyens de nos ambitions

« La réflexion sur le financement des infrastructures est devenue incontournable. Les fonds seront bientôt insuffisants à maintenir les infrastructures de transport en bon état et pour financer les projets de mobilité durable déjà sur la table, en raison de l’érosion des revenus de taxe sur l’essence. Tant l’ARTM que le gouvernement du Québec doivent s’y pencher sérieusement, notamment dans le cadre du chantier sur le financement annoncé lors du dépôt de la Politique de mobilité durable au printemps dernier, et dont les travaux doivent débuter cet automne. », a déclaré Tania Gonzalez, responsable des campagnes Transport, GES et Aménagement du territoire du CRE-Montréal.

Il faut enfin tenir compte, comme il a été rapporté dans les médias, que la taxe sur l’immatriculation s’applique à la possession d’un véhicule plutôt qu’à son utilisation. Pour mieux gérer la demande de déplacement, il faudra donc aussi envisager rapidement une formule de tarification de la congestion qui répondra directement aux problèmes de circulation dans la région métropolitaine.

 

À propos de TRANSIT

La mission de TRANSIT est de favoriser le développement et l’amélioration des services de transports collectifs au Québec, en s’assurant qu’ils reçoivent le financement nécessaire pour permettre au plus grand nombre possible de citoyens d’en bénéficier. Depuis sa création en août 2011, TRANSIT publie des rapports d’analyse et fait état de plusieurs recommandations pour pallier la crise des transports et aider le gouvernement et les organisations de transports collectifs à atteindre leurs objectifs d’achalandage d’ici 2020.

 

Source

Samuel Pagé-Plouffe

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