Dégradation des routes et des transports collectifs: Les Québécois favorables aux péages pour financer les transports

Montréal, le 22 septembre 2026 - Alors que le réseau routier se dégrade et que les services de transport collectif sont menacés, l’Alliance TRANSIT publie un nouveau sondage Léger qui révèle que 49 % des Québécoises et Québécois sont favorables à l'implantation de péages si les revenus sont consacrés à l'entretien du réseau routier et au développement du transport collectif, un appui qui se maintient depuis le printemps dernier.

Les résultats sont dévoilés aujourd'hui à Montréal, alors que l’Alliance TRANSIT et le Conseil régional de l’environnement de Montréal reçoivent Phillip A. Washington, ancien PDG de LA County Metro, connu pour sa solution de financement massif qui a modernisé à la fois le réseau de transport collectif et le réseau routier de Los Angeles. Bien que la mesure de financement proposée soit différente, le principe est le même : une source de financement stable et suffisante pour des projets de transport prévisibles et efficaces. 

« Des routes qui se détériorent et un transport collectif sous-financé ne sont pas deux problèmes distincts : c'est le même problème, et la même solution. À Los Angeles, nos citoyens n'ont pas seulement accepté cette solution, ils se sont unis derrière : ils ont dit oui à financer les deux, parce qu'ils ont compris qu'un vrai plan, ça vaut la peine d'être payé. Le Québec peut s'en inspirer », déclare Phillip A. Washington, ancien PDG de LA County Metro.

Des solutions qui ont fait leurs preuves ailleurs

Grâce à sa taxe de vente d'un demi-cent approuvée à 71 % par la population, ce sont plus de 40 projets de transport collectif et routier qui sont financés sur 40 ans à Los Angeles - sans jamais opposer un mode à l'autre. Ce n’est pas un cas isolé ; New York et plusieurs pays nordiques ont eux aussi su marier financement du transport collectif et entretien du réseau routier. Le Québec n'a pas à réinventer la roue : il peut s'inspirer de ces modèles de financement équitables et acceptables autant pour les villes que pour les usagers.

Un statu quo intenable

Le Québec a un retard trop important dans le développement de ses infrastructures de transport. 40 % de la population vit dans une municipalité qui ne dispose d'aucun service de transport collectif. Dans le Grand Montréal, la congestion routière coûte déjà près de 2 600 $ par véhicule en circulation - soit 6 milliards de dollars par année (2,1 % du PIB) - selon une étude récente de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). Une vingtaine de maires et mairesses se sont déplacés à Montréal en août dernier pour réclamer un rééquilibrage du financement en transport collectif, une offre qui n'a pas suivi la croissance démographique de leur région.

« On tourne en rond depuis trop longtemps à chercher une solution où personne ne paie, pendant que la population vit chaque jour la dégradation des routes, la congestion et une offre de transport collectif insuffisante. Que la moitié de la population appuie un mécanisme comme le péage, c'est un signal terre à terre et responsable : on veut du changement et on est prêt à payer pour. Il faut sortir de la torpeur et répondre avec des péages métropolitains où chacun contribue pour voir des retombées tangibles dans les 82 municipalités du Grand Montréal. » plaide Blaise Rémillard, responsable mobilité et urbanisme au Conseil régional de l'environnement de Montréal.

Se donner les moyens de ses ambitions

Financer le transport collectif et les infrastructures, c'est aussi favoriser l'abordabilité de la vie : le transport en commun coûte presque trois fois moins cher que le transport privé par automobile, et les automobilistes eux-mêmes bénéficient d'une réduction de la congestion partout où une alternative existe.

« Ce n'est pas le transport collectif contre l'automobile : c'est un seul plan, sur le long terme, qui améliore autant le transport en commun que l'état des routes, au bénéfice de tous les usagers, peu importe leur mode de déplacement », ajoute Francis Garnier, analyste et coordonnateur de l’Alliance TRANSIT.

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À propos de TRANSIT

La mission de TRANSIT est de favoriser le développement et l’amélioration des services de transports collectifs au Québec, en s’assurant qu’ils reçoivent le financement nécessaire pour permettre au plus grand nombre possible de citoyens et de citoyennes d’en bénéficier. Depuis sa création en août 2011, TRANSIT publie des rapports d’analyse et fait état de plusieurs recommandations pour pallier la crise des transports et aider le gouvernement et les organisations de transports collectifs à atteindre leurs objectifs d’achalandage d’ici à 2030. L’Alliance TRANSIT regroupe une cinquantaine d’organisations de divers domaines.

Renseignements

Muriel Julien

COPTICOM, Stratégies et relations publiques

438 345-7904

mjulien@copticom.ca 


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