Nouveau gouvernement : l’Alliance TRANSIT a des attentes élevées - Élections québécoises 2026
5 octobre 2026, Québec - L’Alliance TRANSIT félicite la formation d’un nouveau gouvernement par le Parti Québécois et s’attend à ce que les engagements en transport collectif portés durant les derniers mois et années se concrétisent. L'Alliance TRANSIT s'engage à collaborer pleinement avec le gouvernement en faveur de la mobilité durable.
« Nous sommes prêts à travailler avec le nouvelle législature pour apporter une mobilité abordable, efficace et attrayante au plus grand nombre de Québécois et de Québécoises. Pour se faire, il faudra s'atteler rapidement à résoudre le financement des transports et planifier la suite », déclare Florence Junca-Adenot, professeure associée, département d’études urbaines et touristiques, UQAM.
Le contexte financier difficile ne doit pas perpétuer l’incertitude, l’imprévisibilité et le statu quo des dernières années en matière de financement du transport collectif. Heureusement, le Parti Québécois s’est engagé à plus d’une reprise depuis plusieurs années à bonifier l’offre de transport collectif dans le cadre d’un nouveau plan d’action en mobilité durable. Une sélection d’extraits se trouve au bas de ce communiqué.
Engagements clés du Parti Québécois en transport collectif (références ci-bas)
Bonification de l’offre de transport collectif
Augmentation des investissements en infrastructures de transport collectif
Nouveau plan d’action de la Politique de mobilité durable
Priorité au maintien des infrastructures existantes, dont le renouvellement des rames de métro MR-73 en fin de vie.
Planification en continu de la bonification des services structurants de transport collectif.
«Le Parti Québécois ne n’est pas seulement engagé à faire une passe mobilité, mais a répété à maintes reprises qu’il allait augmenter l’offre de services de transport collectif grâce à des investissements massifs et en donnant suite à la Politique de mobilité durable, délaissée depuis 2023. Lors de l’élection partielle de Terrebonne, il s'est engagé à viser 5% d’augmentation annuelle, voire même de 7%, lors d’une conférence de presse en 2023 », rappelle Francis Garnier, coordonnateur de l’Alliance TRANSIT.
Respecter ces engagements ambitieux demandera un travail exigeant de la part du nouveau gouvernement, qui doit déployer tous les efforts dès aujourd’hui pour apporter une solution de rechange crédible à la voiture au plus grand nombre possible de Québécois et Québécoises partout au Québec.
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Sélection d’extraits des déclarations du PQ
Tel qu’écrit dans les documents, sans modification
Entrevue de Paul St-Pierre Plamondon avec Mounir Kaddouri
Extrait vidéo sur la page Facebook du PQ | Entrevue complète sur YouTube, septembre 2026
«La logique c’est d’augmenter la demande pour le transport collectif. Puis simultanément il faut augmenter l’offre de services et si on fait les deux, on débloque les autoroutes et les artères parce qu’il y a des gens qui sauvent de l’argent à prendre un transport qui est plus fiable.» -Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti Québécois
Plan environnement du Parti Québécois 2026-2034
Créer une Passe mobilité offerte au coût de 95 $ par mois, donnant accès à l’ensemble des réseaux de transport collectif urbains et régionaux du Québec.
La Passe mobilité permettra aussi d’intégrer le transport interurbain par autocar grâce à un tarif forfaitaire additionnel par trajet, afin de faciliter les déplacements entre les régions.
De plus, nous explorerons l’intégration des services de vélo en libre-service dans la Passe mobilité avec le paiement d’un tarif forfaitaire additionnel.
Assurer un financement stable, prévisible et suffisant du transport collectif en partenariat avec les municipalités, les sociétés de transport et les organismes régionaux, tant pour les immobilisations que pour les opérations.
En vue de réduire les coûts des grands projets, le Parti Québécois vise à planifier en continu le développement de réseaux de transport structurants à forte capacité pour maintenir l’expérience acquise et optimiser l’étape de construction, comme c’est le cas dans de nombreux pays européens.
Augmenter les investissements en transport collectif au Plan québécois des infrastructures. En parallèle, un gouvernement du Parti Québécois privilégiera l’entretien et la modernisation des infrastructures routières existantes avant l’ajout de nouvelles capacités routières. Il priorisera les projets de transport qui améliorent durablement l’accessibilité, garantissent la sécurité des usagers, réduisent les émissions et offrent davantage de choix de mobilité aux citoyens.
Augmenter les investissements consacrés aux infrastructures municipales de transport actif.
Relancer la politique de mobilité durable.
Soutenir de nouvelles offres de mobilité, notamment l’autopartage, le vélopartage, le transport à la demande, le covoiturage et les initiatives des employeurs favorisant le transport collectif ou actif, et favoriser une meilleure intégration des services.
Soutenir le développement de l’offre de transport collectif entre les régions, notamment par l’achat d’autobus
« Le Parti Québécois adoptera un nouveau plan d’action de la Politique de mobilité durable afin que chaque région puisse bénéficier d’une chaîne de mobilité adaptée à ses réalités. Des milieux de vie de qualité reposent sur une offre de mobilité qui permet à chacun de se déplacer facilement, peu importe son âge, son revenu ou son lieu de résidence. Investir dans le transport collectif, le transport actif et les nouvelles formes de mobilité permettra non seulement de réduire la congestion routière, mais aussi de diminuer le coût de la vie, d’améliorer la santé de la population, de renforcer la vitalité des centres-villes et des villages et d'offrir davantage de liberté de déplacement aux Québécoises et aux Québécois. » (Plan environnement, p.33)
Projet national
Proposition principale, mai 2026
Améliorer l’offre de service de transport en commun en privilégiant les parcours structurants en milieu urbain et en améliorant le service dans les régions rurales. (p.27)
Financer en priorité les projets d’aménagement urbain durable et de consolidation urbaine, afin de réduire les distances et de créer des quartiers complets, propices aux modes de déplacement actifs, collectifs et partagés. (p.28)
Soutenir et promouvoir la densification urbaine près des axes de transport en commun en tenant compte des principes d’urbanisme durable, notamment en permettant aux sociétés de transport en commun de réaliser des activités de gestion et de développement immobilier. (p.38)
Améliorer significativement l’offre de service de transport en commun en privilégiant les parcours structurants en milieux urbains et en coordonnant ces améliorations avec les projets de densification pour freiner l’étalement urbain, tout en améliorant le service de transport en commun interrégional et, favoriser la fusion des sociétés de transport voisines, l’intégration des parcours et des horaires d’autobus et l’harmonisation des grilles tarifaires. (p.38)
Réinvestir massivement en transport en commun là où les projets immobiliers et la croissance de la population le justifient. (p.38)
«Nous investirons ce qui sera nécessaire pour atteindre des cibles de réduction de GES dans l’ensemble des secteurs d’activité du Québec : les transports, le bâtiment, l’industrie, l’agriculture et d’autres, sans oublier l’efficacité énergétique et l’économie d’énergie.» (p.26)
Programme d’aide au développement du transport collectif (PADTC)
Article du Charlevoisien citant un communiqué de presse du PQ, février 2026
« Le PQ s’inquiète que le gouvernement du Québec laisse l’offre de transport collectif devenir de moins en moins attrayante pour les Québécois. Un gouvernement du Parti Québécois agirait pour renverser la tendance et véritablement soutenir le développement du transport collectif dans toutes les régions du Québec »
Élection partielle de Terrebonne
En février 2025, les personnes candidates des quatre partis représentés à l’Assemblée nationale dans l’élection partielle de Terrebonne rencontrées par l’Alliance TRANSIT se sont engagées au nom de leur formation politique à porter trois engagements :
Augmenter l’offre de transport collectif, en visant une bonification de 5% par année. (0% depuis 2019)
Adopter un nouveau plan d’action pour la mise en œuvre de la Politique de mobilité durable (PMD) 2030 à la hauteur des besoins.
Augmenter la part des investissements en infrastructures dédiée au transport collectif, pour viser 50% des investissements en transport. (2026: 26%)
Le Parti Québécois était alors représenté par la candidate Catherine Gentilcore, qui a remporté l’élection partielle.
Conférence de presse avec l’Alliance TRANSIT (octobre 2023)
Extrait vidéo sur la page Facebook du PQ | Conférence complète sur YouTube, octobre 2023
« Je pense que le gouvernement doit mettre l’épaule à la roue et prendre le leadership sur le financement du transport commun pour qu’on puisse véritablement espérer atteindre les cibles souhaitées. Rehausser le niveau de service, c’est incontournable, on parlait de 5%, il faut rehausser les cibles à 7% et pour ça il faut mettre les moyens. Il faut y croire également (...) La question ce n’est pas de parler de déficit, c’est de parler de développement. Il faut que le gouvernement soit un partenaire du développement. » -Joël Arseneau, porte-parole du troisième groupe d’opposition, Transports et mobilité durable.
Forum de la Politique de la mobilité durable
Communiqué de presse, octobre 2023
Le député Arseneau exhorte la ministre des Transports et de la Mobilité durable à s’engager fermement pour un financement adéquat visant à augmenter l’offre de services en mobilité durable.
Le Parti Québécois demande au gouvernement de revoir son approche et de convenir avec ses partenaires municipaux et du transport d’une formule de financement permettant d’atteindre les hausses d’achalandage prévues à la Politique de mobilité durable.
Attentes prébudgétaires
Communiqué de presse, mars 2023
Joël Arseneau s’inquiète que le gouvernement du Québec laisse l’offre de transport en commun devenir de moins en moins attrayante pour les Québécois. « On le sait, bonifier l’offre de transport en commun est essentiel pour réduire nos gaz à effet de serre, le nerf de la guerre est d’assurer un service alléchant pour les usagers. Si on ne parvient pas à le faire, on rentre dans un cercle vicieux où les usagers vont tranquillement délaisser le transport collectif en raison de son manque d’attractivité. Investir et ainsi favoriser l’utilisation du transport collectif est indispensable pour atteindre nos cibles de GES », affirme-t-il.
À long terme, il faut aussi réformer le système de financement et équilibrer les investissements entre le transport en commun et le transport routier. Les habitudes de transport des Québécois ont changé depuis la pandémie. Il est important de s’adapter en conséquence. « Nous devons offrir un système d’abonnement incitatif et intégré tel que notre PasseClimat, combiné à un investissement massif, prévisible et dédié pour augmenter l’offre », conclut-il.